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Voyage en Hollande

Je reviens d’un voyage de trois jours en Hollande, j’ai goûté à la connexion comme jamais. Paul, un client avec qui nous avons vécu une séance ensemble en Janvier, est devenu mon ami et m’a invité à passer quelques temps chez lui a Berskens, sur la côte Hollandaise. Il a parlé de moi à une amie à lui, Marieke, qui anime des stages là-bas, concernant l’expansion du divin dans l’humain, passant par différentes pratiques. Elle voulait donc me rencontrer. J’ai senti, autant qu’elle et Paul, une attraction vers ce voyage, le genre d’attraction dont on ne perçoit pas la destination, on ne sait pas mais on sait que c’est l’endroit où être. Même avant le voyage, je me sentais déjà lié à leur énergie, j’étais déjà dans un avant-goût de cette communion que nous allions vivre ensemble.

 

Paul vient me chercher à Lille, et nous engageons la route ensemble jusqu’en Hollande. Je pense qu’il aspire autant à la connexion que moi, directement après s’être salué, nous y sommes… Le pilier de la connexion avait été forgé pendant notre séance, et il est resté intacte, nous n’avions même pas à y penser, nous avions décidé sans vraiment en parler, que ce pilier, allait être l’essence de ce voyage de trois jours. Dans cet état de connexion, tout est permis. Toutes les émotions sont les bienvenues, toute pensée à sa place, au chaud, avec nous, dans l’impermanence de la vie. Dans la voiture, j’expérimente la réelle joie d’exister, et d’être en infusion dans cette connexion entre lui et moi, qui prends une forme de plus en plus belle et dessinée. J’y pense, et j’y suis, c’est là toute la beauté de ce moment. Je me sens y être. Je ne sais pas où mais j’y suis, l’endroit que je cherche en permanence. L’endroit où tout est donné, où tout est là. Nous laissant guider par l’état de connexion, la conversation se fait naturellement, il est autant réceptif que je le suis, et nous touchons à la cohérence de deux esprits, deux cœurs et deux corps, ensemble.

 

Nous entrons dans une énergie inconditionnelle, qui n’est absolument pas concernée par les circonstances, cette énergie qui n’a besoin de rien d’autre que d’être permise, dans le présent, cette énergie qui n’a besoin d’aucune raisons pour exister. Nous passons des heures à ne rien faire, mais nous le faisons ensemble, et la réelle joie d’exister nous traverse, cette joie sous-jacente à l’envie de gesticuler dans tous les sens pour croire ressentir notre valeur intérieure.

 

Nous passons de nombreux moments à simplement nous regarder dans les yeux, et à laisser être cette précieuse connexion le centre de notre attention, circonstance positives ou négatives, nous nous en fichons, nous y sommes, à l’endroit où nous voulons être.

 

Cela m’attriste de ne pas pouvoir vivre de cette manière, avec tout le monde, je n’aspire pas à une vie où ce beau voyage fait partie des vacances, et la vie de tous les jours, est son opposé , la dissociation permanente entre les gens que nous croisons dans la rue, l’isolation dans laquelle tout le monde s’installe confortablement, en pensant y être en sécurité. Ce n’est pas la réalité que je souhaite voir grandir, dans le futur, ce n’est pas l’illusion à laquelle je choisis de m’accoutumer. Je pense à la peur que les gens peuvent avoir, à l’idée de connecter, à l’idée d’être entièrement vu, pour ce qu’ils sont, ne sont pas, et vont devenir, cette peur qui les flagelle et leur fait tourner les yeux, à l’instant même où l’on essaie de s’installer dans leur regard. C’est pourtant ce que nous voulons vraiment tous, la plupart des gens ont peur d’aller au fond, croyant peut-être que le fond est un gouffre terrifiant, qui nous dévore totalement et ne laisse rien derrière. C’est peut-être vrai ? Peut -être que ce gouffre ne laisse rien de ce que nous croyons être, continuer d’exister dans notre corps. Ce gouffre est une porte d’entrée vers le renouveau et le vrai, l’authentique énergie que nous sommes, derrière tous les murs que nous avons bâti, l’âme. Nous nous habituons à cette triste réalité, comme si elle était normal, comme si nous ne pouvions rien y faire. Nous acceptons finalement d’être des victimes, des pantins dirigés par une illusion, l’illusion de la déconnexion. Je pense que chacun à son rôle dans ce voyage qui nous concerne tous.

 

La sur-connexion à soi n’est pas de la connexion, c’est l’égo qui porte sa grande couronne et se déguise en gros nounours. L’égo n’invite pas l’autre dans sa connexion, et ne partage pas l’abondance qu’il touche en connectant, il la garde pour lui, et ne laisse entrer personne, de peur qu’on lui vole la couronne. Chacun vient pourtant au monde avec sa propre couronne, et une guerre de pouvoir et de territoire n’a pas lieu dans le règne du cœur. L’égo à peur de perdre, de changer, du nouveau, il n’est donc pas d’accord pour connecter à l’autre, toucher à l’essence véritable de la connexion humaine, qui nous offre une abondance équitable, juste. L’humain s’installe dans l’isolation car il a peur de perdre sa connexion avec lui-même, il pense que l’autre veut lui prendre, et non lui donner. Dans un vrai don, qui vient du cœur, le don est offert à chaque partie, personne n’est laissé de côté, tous sont considérés. Ce genre de connexion isolé n’en ai en fait pas du tout. L’égo n’est pas notre ennemi, mais je pense qu’il est voué à perdre pour que le cœur gagne. L’égo ne sait que perdre, et le cœur ne sait que gagner. Je pense qu’il est vain d’essayer de changer le fonctionnement de l’égo, cela m’étonnerait qu’il nous écoute, mais laissons le jouer comme cela l’amuse… Accepter que l’égo est terrifié à l’idée de connecter avec l’autre est la porte vers le cœur. Il sera toujours présent, mais ne sera plus notre dictateur intérieur, ce dictateur qui nous rend indisponible à l’autre. Et naturellement, nous pouvons toucher à cet élan, ce désir que nous avons tous en commun, de s’unir à l’autre, et de laissons ce précieux « Nous » écrire la suite de la symphonie humaine.

 

Nous rejoignons Marieke, pour voir que ce « Nous » que chacun ressentait à distance peut nous offrir. Elle me propose d’animer avec elle et Paul une journée à thème en avril, le thème étant de trouver une forme d’existence unifiée, entre le divin et l’humain, un état, ou l’on touche à notre essence, et tout ce qu’elle a à nous offrir, tout en étant vivant, ici et maintenant. C’est ce que je fais pendant mes séances, la différences est qu’ici, nous aurons la journée entière pour accompagner chacun à trouver cet entre-deux. Marieke m’a demandé d’écrire le sujet qu’elle posterait sur sa newsletter, en l’écrivant j’étais tout excité, je me sentais vraiment à ma place, cela me paraissait simple. J’ai vraiment envie d’être en partenariat avec les gens, avec un groupe, où nous avons décidé d’aller au même endroit, et chacun apporte sa touche unique au voyage. C’est aussi un challenge pour moi, j’ai 22 ans, et je veux aller au-delà de ça. Nous avons tous à apprendre de chacun, et l’âge, l’âme s’en fou carrément… Je sais et sens que j’ai des choses à apporter aux gens, ce n’est peut-être que quelques bribes, mais c’est déjà ça. Je pense que j’ai passé assez de temps dans ma grotte, à trouver l’abondance de mon âme, en moi, aujourd’hui je veux partager ça, cette connexion que j’ai trouvé en moi, je veux la laisser se diffuser autour de moi, dans mon environnement, dans les gens qui le veulent.

 

J’adore l’idée que chacun, dans une pièce, soi unique, et ai vraiment quelque chose à donner au groupe, quelque chose de différent, et le plus beau dans tout ça, c’est que nous sommes tous unis, dans la différence.

 

Après s’être dit au revoir avec Paul, je me suis senti envahi par un sentiment d’isolation, une fois de plus, je me voyais rentrer dans mon studio, à Esbly, dans ma grotte. Je me voyais retourner dans mes habitudes, comme si tout ça n’avait été qu’un rêve, et qu’il était temps de retourner à la réalité. C’est vraiment affreux de croire à ce genre de pensée qui nous traverse l’esprit. J’ai cheminé tranquillement vers d’autres pensées, plus intéressantes et nourrissantes. J’ai dit non, pas cette fois. J’ai intérieurement refusé de retourner dans ma grotte, je n’ai plus envie de garder cette connexion pour moi seul, j’ai envie de profiter des rayons du soleil, hors de la grotte, avec les gens.

 

Je ne sais pas où ces pensées m’emmèneront, mais en cet instant, je suis sûr que le partenariat, sous toutes formes possibles, est ma direction. 🙂

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