Ton corps est une oeuvre d’art !

L’art s’imprègne et s’imprime

Un artiste va utiliser ce qu’il accueil depuis l’intérieur, et l’exprimer à travers les filtres de son identité, pour le partager à la vie, et aux autres. Une oeuvre d’art, va toujours évoquer quelque chose en nous,  mais nous n’en sommes pas toujours sensibles. Même un « c’est moche »… au fond c’est une oeuvre d’art. Si un artiste utilise sa sensibilité pour s’imprégner du monde extérieur, et la relie à son monde intérieur, pour enfin imprimer l’expérience intérieure qu’il a fait du monde extérieur (« mais qu’est-ce qu’il raconte… »), répondre par un « c’est moche » est une expression artistique valide. 

L’art est un moyen d’expression, et d’évolution. On transcende naturellement les choses en les exprimant. Bien que nous soyons capable d’exprimer une vibration qui , de l’inconscience, refait surface vers la conscience, nous exprimons aussi continuellement  et inconsciemment des vibrations qui nous sont inconscientes.

Quand tu te regardes dans le miroir,nu, tu penses à quoi ? Tu ressens quoi ? Je pense que très rares sont les gens qui se trouvent  vraiment beaux … On s’attache tellement à ce que l’on perçoit de son corps que l’on ne se rends plus compte de sa beauté. Je pense que si la beauté pouvait parler, elle nous dirait qu’elle ne fait pas de favoritisme et que tout ce qui existe a une place dans son cœur. On a tendance à s’isoler de la beauté, et à s’apitoyer sur notre sort, en se disant que la beauté c’est ailleurs, que cela ressemble à autre chose qu’au présent.

On peut facilement se laisser emporter par nos attaches, vers des actions qui ne nous épanouissent pas forcément. Combien de femmes font des régimes car faire de cette « laideur » une amie leur semblent impossible ? Elles ne veulent pas voir certaines versions de leur corps, et donc certaines versions d’elles même. On pourrait apprendre à se connaître entièrement en exprimant chaque recoin de notre corps. Tout le monde a le droit d’être beau, chaque aspect de nous-même a sa propre valeur, il faut simplement s’y frotter un peu, et cela devient évident.

Il y a quelques jours, je regardais mon corps dans le miroir et j’ai voulu qu’il soit différent. Je ne le trouvais pas assez bien pour être dit « beau ». Et puis je me suis rendu compte que je n’aimais pas approcher mon corps de cette manière. J’ai donc continué à le regarder. Et j’ai pensé à la danse, quand on regarde un danseur s’exprimer librement à travers son corps, c’est son histoire qu’il exprime. On reçoit ce qu’il est au fond de lui, il nous partage un aspect de lui. Je trouve que la danse prends un sens intéressant quand l’expression est transparente, totalement authentique. C’est comme si on lisait un livre, en le dégustant. 

En observant mon corps et en me détendant, j’ai pensé qu’il me montrait juste mon histoire, qu’il s’ouvrait à moi comme un livre. Je n’ai pas voulu fermer le livre comme à mon habitude, et j’ai décidé d’en lire quelques lignes. Tu commencerais un livre par le dernier chapitre toi ? 🙂 Toutes les histoires sont vêtues de rebondissements et d’émotions, et c’est la totalité du livre et sa diversité qui en font son originalité, sa beauté. Être totalement présent avec mon corps, et m’imprégner des sensations, émotions et pensées que cela réveillait chez moi n’était pas forcément agréable, mais c’était la réalité qui m’habitait, et j’ai pu ressentir une partie de moi enfin s’éclairer, enfin se détendre et être juste ce qu’elle était. Et là… j’ai trouvé ça beau. Je me sentais comme dans un musée, en train de redécouvrir ce qu’avant je considérais comme une vielle croûte d’artiste raté, qui ne valait pas la peine d’être regardée, car j’étais sur qu’elle n’animerais pas mon intérêt. J’avais des nouveaux yeux et j’étais prêt à écouter ce que cet oeuvre m’évoquait. J’entrais dans une curiosité amusante, je me demandais ce que l’artiste avait pensé, vécu, pour imprimer cela, de cette manière. 

J’étais râvi d’être envahi par le flux énergétique de la beauté, je me suis senti vivant, et capable de voir la prochaine étape, en fait je n’en attendais plus vraiment, ce que je voulais vraiment au fond c’était sentir cette beauté inconditionnelle. Une fois trouvée, j’ai eu l’envie de la garder à mes côtés, pour le prochain chapitre que mon corps me partagerait, et je m’en sentais capable. Je me suis dit qu’être beau c’est tout simplement ne pas résister notre existence, qui prend telle ou telle forme dans le présent.

En fait on pourrait dire que notre beauté se déguise… Le challenge c’est d’arriver à voir l’acteur derrière le déguisement! 

Je pense que l’on gagnerait énormément à regarder plus souvent notre propre corps, et à l’écouter. Penser que l’on est « moche » mais ne pas aller rencontrer cette partie de nous qui crie au secours, ne nous évite pas d’agir indirectement pour essayer de changer cela, pour ne pas voir la vérité, ou de s’apitoyer sur son sort en se traînant les pieds et voir cette vérité comme une fatalité. La vraie fatalité c’est de résister une vérité douloureuse qui est éphémère, qui est le déguisement d’une beauté sans âge ni forme.

Alors essayons d’être transparent entre nous, essayons d’être beaux. 🙂

 

 

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