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La guerre aux tensions

Nous n’avons pas besoin d’éradiquer nos tensions musculaires.

Ça ne sert à rien car elles reviendront. Elles ne sont que le symptôme de certaines de nos émotions réprimées.

En fait elles sont nos amies. Elles sont juste le drapeau rouge qui bouge un peu dans tous les sens et qui nous indique l’importance d’une émotion encore non vue, non sentie, non entendue et non comprise.

Si à la place de faire la guerre à nos tensions, nous pouvions entrer dans une collaboration émotionnelle, nous serions tout simplement plus heureux.

Chacune de nos tensions est une invitation à l’écoute, à la conscience de ce que l’on ne sait pas que l’on ne sait pas. Nous sommes majoritairement inconscients et nous avons la chance d’avoir des tensions musculaires nous rappelant tous les jours que certaines de nos émotions ne sont pas encore intégrées.

Passons à l’action et commençons à écouter. Nous pouvons le faire, autant que nous pouvons ne pas écouter, ne pas sentir, ne pas voir et ne pas comprendre. C’est juste un changement d’investissement d’énergie. On irait tellement plus vite dans la vie si on prenait le temps d’aller là où c’est bloqué, là où ça fait mal, là où c’est tendu.

Et pourtant on ne le fait pas.

Et c’est complètement compréhensible, légitime et valide de faire de la sorte. On a tous grandi en recevant une éducation particulière, et nous avons tous fait l’expérience de la socialisation, qui nous a amené à considérer la normalité du rejet émotionnel.

C’est la guerre aux tensions. La guerre aux émotions.

On contacte des praticiens pour qu’ils exorcisent nos émotions, pour qu’enfin ils nous guérissent de ces vilaines tensions musculaires.

C’est vraiment valide comme comportement. Si on a été éduqué, et on l’a tous été, à penser qu’il y a un ennemi à l’intérieur et que la seule solution est de l’empêcher de respirer, on le fera tous, naturellement.

Comment faire pour résoudre cette guerre aux tensions ?

Déjà, voir la réalité dans laquelle nous sommes. Au moins se questionner.

Suis-je en guerre avec mes tensions ?

Ce n’est peut-être qu’un petit pourcentage de moi-même qui est en guerre avec mes tensions. Et c’est OK. Que le pourcentage soit de 10% ou de 90% c’est OK, et en aucun cas cela veut dire que tu n’as pas le droit d’être aimé.

Dans tous les cas, tu n’as absolument pas à changer quoi que ce soit par rapport à toi pour mériter d’être aimé. Tu peux rester comme ça toute ta vie et pourtant te permettre d’être inconditionnellement aimé par toi-même et par les autres.

Seulement là, ce sera une vraie liberté qui se tiendra entre tes mains, celle de choisir si oui ou non tu souhaites garder ce schéma à l’intérieur de ta psyché. C’est OK de le garder ou de ne pas le garder. Nous n’avons pas besoin d’exorciser quoi que ce soit à l’intérieur pour devenir valeureux, pouvoir être regardé par les gens dans la vie, et profiter au maximum.

Mais qu’est-ce qu’on est tellement plus heureux quand on est conscient quand même.

Si on peut avoir autant d’amour inconditionnel dans la guerre aux tensions et dans la collaboration avec les tensions et avec les émotions sous-jacentes aux tensions…

Personnellement j’ai choisi, et je continue tous les jours de découvrir des aspects subconscients de ma propre psyché qui ne l’ont pas encore choisi, et qui n’attendent que d’être parentés vers quelque chose de mieux, vers une vraie résolution, vers quelque chose qui marche vraiment.

C’est inévitable, il y a forcément un moment où on réalise qu’un pourcentage de notre psyché est en guerre avec elle-même ou le reste de la psyché. C’est juste comme ça. C’est une réalité collective. Mais ça n’a pas à être comme ça pour demain, ni pour dans les 5 prochaines minutes d’ailleurs.

Dès maintenant, on peut choisir de répondre différemment à la tension à l’intérieur. La considérer comme un aspect conscient et totalement intelligent à l’intérieur, qui veut simplement appeler notre attention.

Si on pouvait l’écouter on se rendrait compte qu’elle est juste un panneau routier vers un sentier qui cache une de nos petites maisons émotionnelles. On suivrait le chemin, en écoutant attentivement ce qui est en train de se passer, et on entrerait dans la maison pour voir, sentir et comprendre ce qu’il s’y passe réellement et pouvoir intégrer le message positif derrière l’émotion.

Au fond, on se rendrait compte que l’émotion n’a jamais été une ennemie mais plutôt une amie incomprise. Une copine à qui on faisait la gueule. Elle nous indiquait sûrement qu’une de nos pensées, une de nos actions ou une de nos conditions de vie n’étaient pas des plus préférables, et qu’il y avait mieux à faire à la place.

Ayant pleinement intégré l’émotion, la tension n’aurait plus aucune raison de rester stagnante dans le corps, et disparaîtrait. Nous n’avons pas besoin de faire de libération émotionnelle, sentimentale, sensationnelle et mentale. Ça ne sert à rien. Ce n’est pas notre rôle du tout. C’est un processus organique qui se passe tout seul.

Nous pouvons faciliter sa simplicité autant qu’une sage femme peut faciliter la simplicité d’un accouchement, mais nous n’avons pas à contrôler cette étape du processus de guérison.

Si nous pouvions investir toute l’énergie que nous utilisons actuellement à être contre nos tensions dans la création d’une connexion profonde avec nos émotions, nous serions bien mieux dans notre corps.

Nous irions aussi tellement plus vite.

En espérant avoir influencé positivement ta tête, ton cœur et ton corps.

Tendrement,

Florian ♥️

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