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Happy ENDING et Happy BEING

Mon travail évolue continuellement, car il reflète chaque jour mon évolution personnelle, et j’apprends à me comprendre et comprendre les gens avec qui je travail. Un point de vue que j’avais hier peut donc entrer en contradiction avec un point de vue que j’ai aujourd’hui, ce qui ne falsifie pas celui d’hier, mais présente plutôt ma vérité de chaque instant.  J’apprends à donner vie à ma vérité, tu es donc au courant de mon évolution à travers mon blog, et je ne souhaite pas te cacher les contractions dans lesquelles je fleuris, et te montrer seulement mes expansions. J’aspire réellement à la transparence, je trouve que c’est une belle vibration qui nous offre la connexion sans condition. Je remarque au fil du temps, dans mon travail, que je rencontre des gens qui résonnent avec cette transparence, et j’en suis assez content. Les gens viennent me voir en entier, et se sentent à l’aise avec moi. 

Je me rends compte que cela peut être assez frustrant de lire certains de mes articles, car je suis un « professionnel » et tu es un « client » et on pourrait ne pas être d’accord avec ma manière de faire, avec ma transparence. Mais il est important pour moi de te montrer qui je suis, ayant travaillé dans la restauration, ayant dû faire semblant assez souvent, car j’étais au travail : on me disait que certaines choses devaient rester dans le casier. Je suis aujourd’hui très reconnaissant de pouvoir en expérimenter l’opposé, à la fois de mon côté et du tiens. J’aime l’idée que nous soyons à nu, spirituellement, mentalement, émotionnellement et physiquement, ensemble.

J’observe consciemment chaque personne avec qui je travail, pendant les différentes étapes de la séance, et je me rends compte du changement qui peut opérer quand quelqu’un à en tête l’idée d’atteindre le happy ending. Le visage n’est plus le même, le corps se crispe, les tensions s’introduisent dans le corps, les yeux s’effacent du présent, se perdent quelque part, dans une faim sans fin. La vraie fin de la faim, est dans le moment présent, c’est un état avant d’être une action. Notre animosité ne nous offre en fait aucune satiété, elle nous vide au lieu de nous emplir.

Je trouve ça amusant que presque tout le monde ai peur de la mort, la « fin »,qui nous reconnecte à l’état d’être parfait, l’état d’éternité, mais que paradoxalement nous soyons prêt à donner toute notre énergie, même à notre détriment et celui de l’autre, pour goûter à une mort illusoire. J’entends par illusoire éphémère. En nous laissant diriger par notre pulsion qui veut un happy ending, nous refusons cet état d’être continuel, plein d’amour. En voulant à tout prix éjaculer, c’est comme ci on voulait vivre cet état d’éternité, mais pour un instant seulement, c’est comme ci on donnait absolument toute notre énergie sexuelle dans la matérialisation de l’état parfait de l’éternité, mais seulement pour un instant, pour ensuite emménager dans un corps vidé qui est déçu d’avoir goûté à l’éternité que l’on lui a ensuite repris. Petite pensée ironique qui me traverse l’esprit : je pense à tous les enfants déçu qui apprennent que le père noël n’existe pas, les parents annoncent donc par la suite aux enfants qu’ils ne peuvent pas avoir tout ce qu’il veulent dans la vie. On devrait plutôt dire aux enfants dès le début que le père noël seul ne peut pas tout leur donner, mais que d’autres portes existent pour obtenir tout ce qu’ils veulent. 

L’orgasme est l’état existentiel le plus élevé que l’on puisse atteindre. L’illusion perçoit cet état comme éphémère, et dans l’obligation de la présence de circonstances spécifiques, quand derrière le voile, la vérité du cœur nous montre qu’il est possible d’en profiter continuellement par le biais d’une abondance de voies.

Je ne suis encore jamais mort, mais je ne pense pas que la mort ai pour effet de nous vider, mais plutôt de nous emplir, de notre énergie véritable, de nous offrir cette complétude parfaite, cette illumination qui vient du fond du cœur, ce sentiment libre de toute images ou conception, et aux possibilités à la taille de notre imagination : sans limites. Pourquoi attendre le dernier souffle :p ? Pourquoi pas respirer ce que la mort nous donnerais,  mais ici et maintenant, dans la vie ? 

La mort est une énergie que nous avons tous en nous, on peut la remplacer par le mot transformation, d’un coup, ça fait moins peur… En fait on meurt tous les jours, dès qu’on laisse une version de soi derrière, pour en embrasser une plus heureuse, ici et maintenant. Pour moi le happy ending ça revient à donner toute notre énergie pour le plaisir d’un instant, naturellement après on est vidé, et la solution qui nous traverse à l’esprit pour retrouver cet état qu’on pense être celui que l’on veut, c’est de recommencer. C’est bel et bien l’essence de cet état que nous voulons, mais on s’arrête assez facilement à la forme de cet état. En fait c’est une addiction. Je comprends un peu mieux pourquoi c’est si dur pour certaines personnes d’arrêter de se masturber, ou de lâcher l’idée du happy ending, ce serait comme si un dealer disait à son client accro à la cocaïne qu’aujourd’hui au menu y’a de la tisane et des petits chocolats (LOL)

J’ai l’air de dire ça en riant, mais je me met vraiment à la place de quelqu’un qui est addict au happy ending, j’ai moi même mes propres addictions, donc je comprends. Saches que si c’est le cas, sois libre de m’en parler, la porte de mon cœur est ouverte et il y a une place au chaud, près de la cheminée, pour nous deux.

Le happy being provient de l’intérieur, c’est quelque chose que l’on provoque sois-même, (dans mes sessions nous le provoquons ensemble) avec son intention. C’est différent du happy ending, qui lui est provoqué par une circonstance extérieure, provenant bien-sûr d’une intention intérieur dans un premier temps, c’est la même intention, mais sans le voile de l’illusion, du fini. C’est l’intention qui, cette fois, est en connexion limpide avec l’infini, il n’y a pas de barrière qui empêche le vrai état d’orgasme sans fin à prendre vie en soi. On est ici dans un état d’esprit installé, posé, inconditionnellement présent dans l’ici et le maintenant, dans la vie, on touche à la vie, et l’on s’en fait cadeau à soi et son partenaire. Dans l’addiction au happy ending, c’est le voile qui prend le lead. C’est pourtant exactement la même intention que le happy being. 

Dans l’autorisation du happy being, on s’emplit, au lieu de se vider. On s’emplit jusqu’à un point où l’on devient plein. Plein de cette fabuleuse énergie sexuelle, ce magnifique Big Bang intérieur, la jouissance de l’existence. Et puis, il devient même encore plus intéressant de devenir plus que plein. Quand notre coupe est pleine, et qu’elle déborde, on peut naturellement donner, sans perdre. Quand l’on déborde d’énergie, concrétiser une idée dans la matière ne nous coûte absolument rien. Il devient même évident que ce surplus d’énergie doit être placé quelque part. Quand on est vidé, donner est très douloureux, qu’il s’agisse de donner à quelqu’un, où donner à un désir qui nous habite, au fond de nous. Il est intéressant de prendre conscience de l’état dans lequel on est quand on a éjaculé : fatigue, démotivation, envie de procrastiner, ennui etc… Ce n’est généralement pas après une masturbation qui a fini en éjaculation que l’on prends les rennes de sa vie, et provoque les changements positifs que notre cœur nous chante.

Le happy being est une destination sans fin. La destination devient le voyage qui se passe dans l’ici et le maintenant. Le plus tard n’existe plus, et nous sommes capable de nous offrir ce que nous voulons vraiment dans le présent. Le happy being nous offre naturellement un accès à l’amour, la gratitude, la paix, la joie, le bien-être. On touche à ces énergies d’une manière saine et douce. Être dans le happy being, c’est avoir la clé du coffre qui renferme le trésor que nous cherchons, plutôt que d’essayer de défoncer le coffre avec une hache 🙂 

A la différence du happy ending, qui nous offre la seul floraison du plaisir sexuelle, le happy being nous offre lui la floraison multicolore de tout ce que nous sommes. Plutôt que d’être contenu dans le bas de nos notre corps, et jetée, elle se diffuse dans tout le corps, et fais fleurir toute la diversité de l’oasis majestueux que nous sommes vraiment.

Avoir la clé nous facilite la vie, et peut être que ce coffre contient d’autres clés… D’autres clés qui ouvrent d’autres coffres. Nous avons toujours un trésor à découvrir dans l’instant présent. Ouvrir celui qui est accessible maintenant est le chemin de la facilité, le chemin libre de toute résistance. Le futur nous offrira bien-sûr d’autres coffres, au moment où nous serons prêt à les ouvrir. Il serait épuisant d’essayer d’obtenir ce dont nous ne sommes pas prêt à recevoir.

Le happy being se trouve en soi, quand on l’a trouvé, nous sommes capable de le percevoir chez l’autre. Notre vision devient naturellement synchronisé avec le trésor de l’autre, et enfin, nous sommes capable de recevoir la vraie énergie de l’autre, au delà de nos conceptions et projections illusoires.  Je te laisse imaginer ce à quoi peut ressembler l’union de deux individus, qui ont pris conscience de leur richesse intérieur, et qui se la donnent mutuellement, sans jamais mendier, ni voler, ni s’appauvrir 🙂

Personnellement, ce Big Bang décuplé me passionne, ses couleurs m’enivrent, son goût  me séduit à chaque fois, son unicité sans fin me rappel à quel point j’aime ce que je fais. Je serais heureux que tu me rejoigne à bord de ce magnifique voyage. 

A bientôt !

 

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